« Illimité,e » : adjectif signifiant qui n’a pas de limiteS. C’est l’usage abusif de cet adjectif par les opérateurs de téléphonie et FAI qui a fait sortir de ses gongs l’association de défense des consommateurs UFC Que Choisir.

Elle a mise en demeure les « opérateurs de retirer de leurs contrats les clauses abusives et/ou de clarifier certains usages ». Si aucune modification positive n’est apportée d’ici là alors une procédure judiciaire sera lancée.

Depuis l’arrivée des offres Free Mobile, tous les autres concurrents s’affolent et baissent le prix de certains de leurs forfaits ou créent des « Editions spéciales »… Toutes ces nouvelles offres sont « sans engagement » quoique si vous voulez un mobile avec, il faudra signer pour 12 ou 24 mois ! Et bien sûr, l’illimité est l’une des principales attractivités de ces nouveaux forfaits.

 

 

 

 

 

 

 

Seulement, ce terme n’a pas la même signification chez tous les opérateurs. L’UFC Que Choisir donne deux exemples d’abus : La Poste Mobile chez qui les appels illimités ne doivent pas dépasser 200 heures par mois tandis que chez Numericable la limite est de 14 heures. En outre, le nombre de destinataires ne doit pas excéder 99 avec pour chacun d’eux 2 heures d’appel maximum par jour. Quant au SMS chez Numericable, c’est 591/mois et basta. Et que dire des MMS qui ne sont pas inclus chez Virgin Mobile, SIM+, Zero Forfait, La Poste Mobile et Numericable !

Autre pratique usitée par certains, la vente de téléphones mobiles vendus hors forfait mais simlockés. Cela a été le cas de SFR avec le Samsung Galaxy dont il avait l’exclusivité. Malgré le tollé général sur la Toile, l’opérateur n’a pas fait machine arrière. Selon l’ARCEP que nous avons contacté, malheureusement rien n’oblige l’opérateur à commercialiser un mobile desimlocké même nu. Une proposition avait bien été émise pour contrer cette manière d’agir mais restée lettre morte.

La portabilité (le fait de pouvoir garder son numéro tout en changeant d’opérateur) est également montrée du doigt par UFC qui accuse des opérateurs de ne pas jouer le jeu : refus d’indemnisation en cas de retard, délai de deux mois alors que la loi a prévu trois jours ou alors changement de numéro de mobile imposé malgré le portage !

Messieurs les opérateurs, vous pourriez expliquer à vos abonnés  ce qu’est un usage « de bon père de famille » ?

L’UFC Que Choisir a décortiqué toutes offres illimitées des opérateurs et c’est ici.