Pourquoi s’obstiner à jouer à des jeux sur l’écran tactile d’un smartphone ou d’une tablette quand on peut utiliser un joypad complet ? C’est la question que l’on peut se poser en utilisant la manette Snakebyte idroid:con.

Conçue par l’américain Sunflex, la manette de jeux Snakebyte idroid:con est un joypad dédié aux “hardcore gamers” qui n’en peuvent plus d’utiliser l’écran tactile des smartphones et tablettes Android du marché. Car il faut avouer que si de nombreux jeux sont entièrement utilisables au doigt, ce n’est pas le cas de certains autres, comme ceux à la première personne (FPS à la Doom ou Quake) par exemple. C’est aussi pourquoi bon nombre d’accessoiristes ont dernièrement mis sur le marché des manettes Bluetooth pour smartphones et tablettes. Google propose même dans Android d’utiliser des manettes de jeux de Xbox ou PS3, mais le résultat est souvent décevant.

Aucune application à installer

La particularité de la manette Snakebyte idroid:con est qu’elle fonctionne sans installer aucune application. Il suffit en effet de l’allumer, d’appuyer quelques secondes sur les boutons “power” et “start” et de lier la manette au smartphone ou à la tablette via le Bluetooth. C’est tout. Pour indiquer que l’opération s’est correctement déroulée, une LED clignote lorsque la manette en mode “détectable” et cesse de clignoter quand la liaison Bluetooth a été effectuée. À noter cependant que la manette n’est compatible qu’avec les smartphones et tablettes équipés d’un système Android 3.2 au minimum (les iPhone et iPad compatibles avec le système iCade peuvent également l’utiliser). À la rédaction d’Android Inside, nous l’avions liée avec succès à un smartphone Galaxy S III de Samsung et une tablette Nexus 7 de Google.

Un joypad confortable

La Snakebyte icon:droid ressemble à une manette de PlayStation 3 classique. On retrouve en effet deux boutons analogiques (L et R), deux sticks directionnels, quatre boutons de direction (croix directionnelle), quatre boutons de choix (A, B, X et Y) et cinq boutons liés à des fonctions (Clear, Turbo, Power, Start et Select) de la manette. À noter qu’elle possède également une batterie interne et est rechargeable via un câble mini-USB (fourni). L’autonomie de la idroid:con est d’environ 8 heures en utilisation continue. L’autre particularité de la manette est de pouvoir gérer plusieurs “modes” : clavier (il est possible alors d’associer des touches du clavier virtuel aux touches de l’idroid:con), souris (un pointeur virtuel apparaît à l’écran), clavier/souris et joystick, etc. Chaque changement de mode nécessite de redémarrer la manette. Et force est de constater que le passage d’un mode à l’autre n’est pas très intuitif, d’autant plus que l’idroid:con est livrée sans manuel d’utilisation. Il faut aller sur le site snakebyte-europe.com pour apprendre à s’en servir. Pour passer en mode “Xbox”, il faut par exemple appuyer simultanément sur les boutons “on/off”, X et Y. Pour passer en mode “souris”, il faut maintenir les boutons “on/off” et B. On a connu plus intuitif.

Peu de jeux compatibles

Si la force de ce joypad est d’être compatible avec des émulateurs de consoles de jeux rétro comme N64 Emulator (Nintendo 64), SnesDroid (Super NES), John NES Lite (Nintendo/Famicom), GenPlusDroid (MegaDrive/Genesis) ou FPse Emulator (PlayStation 1), il ne l’est nativement qu’avec malheureusement peu de jeux , ce qui limite son intérêt. Une cinquantaine de jeux sont compatibles, parmi lesquels : Cordy, GTA III, Reckless Getaway, Riptide GP, Shadowgun ou Sonic 4 Episode I.

Les plus :

  • De nombreux boutons
  • Qualité de finition

Les moins :

  • Nombre de jeux compatibles
  • Prix (40 euros)

Via MobilesMag